• Accueil
  • > CRISE
  • > C’est bien tout le système qui est malade

C’est bien tout le système qui est malade

Posté par pcfmaubeuge le 6 décembre 2008

crise3.jpg La fable du bon et du mauvais capitalisme… 

La crise financière, cest celle dun système qui, en quelque sorte, a trahi l’esprit du capitalisme”, déclarait en octobre Sarkozy.

La finance a-t-elle dévoyé le bon gros capitalisme de papa, qui serait tout gen­til, vertueux, ou la-t-elle poussé jusquà ses extrémités, faisant apparaître au grand jour son être profond ?  Il ny a pas dun côté la finance sale, dérégulée, aux mau­vaises manières et, de lautre, le vrai capitalisme propre sur lui, qui travaille, se lève tôt le matin.

Pour penser ainsi, il faut croire que le président de la République doit être privé de la lecture des Échos.

Le journal financier signalait,

par exemple, le 13 octobre dernier, que le holding de la famille de Wendel, symbole sil en est du capitalisme, avait vu la note de sa dette abaissée au rang des “ obligations pourries ” ? Trop endettés, les descen­dants des maîtres de forges !

Dans son édition du 31 octobre, le même quoti­dien signait un éditorial intitulé : “ Le mur de la dette est de retour ”. Il sin­quiétait du fait que, sur les 24 derniers mois, la dette nette des entreprises du CAC40, hors valeurs bancaires, “ a bondi de 25 %, à 250 milliards deuros ”.

… Tout cela évidemment fait désordre.  

Le journal citait, parmi ces mauvais élèves du CAC 40, particulièrement deux groupes :

- Veolia Environnement, 16,5 milliards deuros de dettes, soit léquiva­lent de 18 années de bénéfice,
- Vinci, le géant du BTP, 15,8 milliards de dettes, 9 années de résultats.

La chute des titres de ces sociétés et la montée de leur endettement ont fait exploser la ratio dettes sur valeur des actifs que les agen­ces de notation et tous les analystes financiers suivent à la trace.

Doù vient cet endettement ? Essentiellement de la croissance financière externe, dune politique dacquisitions à marche forcée en France et en Europe.

En 2007, Veolia a acheté une société allemande pour 1,45 milliard, une américaine pour 788 millions, une italienne pour 388 mil­lions… La dette est ainsi montée, en dépit dune augmentation de capital.

Le groupe Vinci, lui, na pas fini de digérer lacquisition dAutoroutes du Sud de la France (ASF) en 2006, dautant quil ne sest pas arrêté en si bon chemin, il a persisté en 2007.

Ces deux sociétés ne sont pas de vilains petits canards, le “ mur de la dette ” pour reprendre le langage des Échos, étend son ombre sur bien des entreprises qui se réveillent avec une “ gueule de bois ” qui nest que la suite des ivresses dhier.

Certaines statistiques permettent de mesurer lampleur du phénomène, notamment limportance des sorties de capitaux pour partir à la pêche de la bonne affaire hors des frontières… Ainsi, à la fin juillet 2008, les investissements en capital social à létranger des entre­prises installées dans lHexagone, cest-à-dire les prises de participations dans des sociétés situées hors de nos frontiè­res, en Europe et aux États-Unis princi­palement, sest élevée à 65 milliards deuros sur un an. Le mouvement sest accéléré puisque, pour les douze mois de 2007, ces investissements nétaient que de 57 milliards.

Les groupes français se sont engagés dans une spirale : avec ces opérations, ils faisaient grimper la valeur de leurs titres en Bourse et, en dopant ainsi le cours de leurs actions, ils se contraignaient eux-mêmes à augmenter leurs résultats. Plus ils accumulaient dargent, plus il leur en fallait. Mais ce gonflement financier sest opéré contre la croissance réelle -> lemploi, les dépenses pour les hommes, jusquà ce que ce soufflé se dégonfle brutalement.

….Cest bien tout le système qui est malade !

Laisser un commentaire

 

Les Enragés d'Aurillac |
LES MESSAGERS DU RDR |
LIVRY SUR SEINE |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Le blog des idées non-reçue...
| MoDem de l'Ariège
| Bernard Ramond - Pour que v...