Licenciements
Posté par pcfmaubeuge le 14 juillet 2009
Liberté Hebdo – 26 juin-2 juillet 2009 :
É D I T O de Ludovic Finez
Le mépris
Pressée par les représentants syndicaux, la direction de Michelin a fini par lâcher le morceau : elle prévoit bien plus que les 1.093 licenciements évoqués dans un premier temps.
La recette ? Des « gains de productivité ». En langage clair : toujours autant de boulot mais avec moins de monde.
De quoi, sûrement, préserver les 357 millions de bénéfices nets de 2008.
De quoi, aussi, écœurer davantage les salariés de l’usine de Noyelles-les-Seclin, promise à la fermeture.
Leur banderole n’en prend que plus de poids : « Sarko t’es où ? »
A Versailles… pour confirmer, sans débat, le cap d’une politique destructrice d’emplois et de services publics.
A l’Elysée… pour peaufiner un « remaniement » dont on se demande ce qu’il va changer.
Aux Antilles… pour un passage éclair en forme de bras d’honneur. Les Guadeloupéens aimeraient pourtant savoir ce que le gouvernement compte faire pour garantir l’application d’un accord signé il y a moins de quatre mois et déjà menacé. Pour s’assurer que le patronat prendra bien le relais des collectivités et de l’Etat quand la participation de ces derniers à la hausse salariale de 200 euros prendra fin. Pour s’assurer que les supermarchés appliquent réellement les baisses de prix promises… et qu’ils mettent bien en rayon les produits concernés. Pour cela, il faudrait plus que quelques petites heures.
Pendant ce temps, c’est bien l’emploi qui fout le camp.
A côté des annonces « spectaculaires » à la Michelin, on ne compte plus celles un peu plus discrètes, comme ces 126 suppressions à la Caisse d’Epargne, dans la région. Comble du cynisme : la banque assure qu’elle n’en sera que « plus souple, plus réactive et plus efficace ». Ces salariés, franchement, quel frein au progrès…
Parfois – RKW à Saultain, Cappelle Pigments à Halluin… –, le nombre de licenciements est minutieusement fixé à neuf. Juste un de moins que le seuil légal pour déclencher un « plan de sauvegarde de l’emploi ». La souplesse, vous dit-on.
Ces réalités, une délégation d’élus communistes les a rappelées au préfet de région.
Avec en prime des propositions, comme l’interdiction de licencier dans une entreprise qui fait des profits.
Ça ne vous rappelle rien ? Mais si, un fabricant de pneus né du côté de Clermont-Ferrand…








Bonjour Joëlle,
Seule solution continuer à lutter pour l’interdiction des licenciements et l’unité autour de cela !
Bonne journée à toi.
Isa
Bonsoir Isa,
DE TOUT COEUR AVEC TOI… non je ne crie pas
Joëlle