Posté par pcfmaubeuge le 14 mai 2013
DANS LA PRESSE
Politique –
le 13 Mai 2013
An II. L’éditorial de Michel Guilloux
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Le deuxième « acte » de son quinquennat annoncé par François Hollande débute réellement cette semaine. L’agenda parlementaire en donne une teinte d’où celles de la gauche, des promesses d’un vrai changement, sortent singulièrement pâlies.
Après le coup de force du vote bloqué fin avril, le Sénat va devoir se prononcer sur la mouture définitive du projet de loi décalquant l’accord national interprofessionnel du 11 janvier, grande victoire du Medef obtenant du grain à moudre pour flexibiliser davantage les salariés et démembrer des pans entiers du Code du travail. Jeudi, l’Assemblée examinera deux projets issus des rangs des députés communistes et du Front de gauche. Sur l’interdiction des licenciements boursiers et sur l’amnistie sociale. Ils seront l’occasion, pour l’ensemble des députés de gauche, de se positionner : contre l’ennemi du cancer financier et pour rétablir des syndicalistes dans leurs droits ou pas. Chacun pourra constater qui fera quels choix ce jour-là. L’obstination à poursuivre les syndicalistes qui ont manifesté contre la réforme Wœrth-Sarkozy des retraites en 2010, comme les « Cinq de Roanne », est particulièrement inquiétante. Dans la foulée, sera examinée la loi sur l’université, dont beaucoup critiquent le fait qu’elle se démarque fort peu de celle votée sous la précédente majorité. À l’été, sera déposé un nouveau projet concernant les retraites…
Il faudrait se réjouir, paraît-il, que la Commission européenne, organisme non élu, ait avec générosité accordé « deux ans de délai » au pouvoir actuel pour se conformer au dogme des 3 % de déficit budgétaire annuel. Ce sont en fait deux ans de carcan dans lequel le rythme ralenti ne serait que la contrepartie d’« efforts budgétaires » à consentir sans relâche. « Réduire cet endettement, c’est donner à la France le poids politique pour demander que l’Europe ne soit pas focalisée uniquement sur cette question des déficits », déclarait, dans la presse dominicale, le ministre de l’Agriculture. Autrement dit, il faudrait de l’austérité en France pour « demander » poliment à l’UE d’abandonner ses dogmes austéritaires… Si la contorsion de pensée ou d’expression peut prêter à sourire, elle n’illustre pas moins à sa façon la contradiction actuelle. Réduire la dette sur le seul mode de la satisfaction des marchés financiers plombe un des leviers de croissance possible du pays : par la création d’emplois qualifiés, la taxation des revenus du capital et des grandes entreprises et les cotisations sociales, que l’ensemble permettrait. Et que penser du plan d’investissement, que le premier ministre doit également présenter cette semaine, alors qu’ont été annoncées des cessions de participations de l’État dans des entreprises publiques, parmi lesquelles pourraient figurer EDF ou la SNCF ?
Si nouvel élan il doit y avoir, il ne viendra pas en laissant le pouvoir en tête-à-tête avec les puissances de l’argent, leurs exigences, diktats et dogmes. Tel était le sens de la grande marche du Front de gauche, le 5 mai dernier. Pour inverser le cours des choses, inventer des voies nouvelles, peser en faveur d’un vrai changement
de cap politique et social, il va falloir se manifester,
avec vigueur, exigence et en nombre. Le secrétaire général de la CGT ne disait pas autre chose, hier à la radio,
à propos des retraites : « Il faut que les salariés arrêtent de penser que les syndicats, dans le cadre de négociations, peuvent obtenir des choses s’ils n’investissent pas le terrain social et s’ils ne se mobilisent pas. » Thierry Lepaon
les appelle à « une irruption sur le terrain social ». Elle est tout aussi nécessaire sur le terrain politique pour que l’an II soit à la hauteur.
Chacun constatera, jeudi, qui fera quels choix sur l’amnistie sociale et les licenciements boursiers.
Michel Guilloux
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Posté par pcfmaubeuge le 25 avril 2013
Amnistie sociale : Respecter le vote du Sénat !
La décision du gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d’amnistie sociale est incompréhensible. Elle s’apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face par rapport aux positions exprimées par Madame Taubira, Ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l’égard de l’ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l’heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours seulement après l’adoption de l’ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail. Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l’Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l’amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai, quelques jours après le vote définitif de l’ANI.
Dès aujourd’hui, j’appelle à ne pas laisser faire ce mauvais coup. La parole doit revenir aux députés de gauche qui peuvent, comme leurs collègues du Sénat, voter cette loi le 16 mai. J’appelle à la levée d’un mouvement pétitionnaire de soutien à la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs. Le 5 mai, la marche citoyenne à l’appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l’amnistie sociale. Cette dernière doit enfin se prolonger jusqu’au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où j’appelle au rassemblement.
Indéniablement, seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat .
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Par Pierre Laurent, le 24 avril 2013
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Posté par pcfmaubeuge le 22 mars 2013

Sarkozy mis en examen : réaction de Pierre Laurent
Le plus extraordinaire n’est pas la mise en examen de Nicolas Sarkozy. Malgré la présomption d’innocence qu’il faut toujours rappeler, les relations d’argent entre Mme Bettencourt et l’UMP dont Nicolas Sarkozy était le président, ont toujours été évidentes.
En revanche le fait que la droite crie au scandale manifeste à l’évidence ce qu’il en était pour elle des liens entre la justice et les politiques.
Face au climat détestable des affaires en cours, il faut laisser la justice travailler en toute indépendance.
Le PCF demande depuis longtemps un changement de statut du chef de l’Etat afin qu’il puisse, en dehors de ses fonctions, répondre de ses actes pendant son mandat. Quant à l’indépendance des magistrats, elle doit être consacrée par un changement de statut du parquet.
le 22 mars 2013
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Posté par pcfmaubeuge le 4 mars 2013

Amnistie: une première victoire qui en appelle d’autres (Pierre Laurent)
Une première marche a été franchie et elle est un signe d’espoir pour de très nombreux militants qui attendaient ce vote. La proposition de loi du Front de gauche visant à amnistier les faits commis lors de mouvements sociaux et revendicatifs a été adoptée hier à l’issue de son examen en séance publique. C’est une première victoire pour les luttes sociales et associatives. Cette amnistie arrachée au Medef qui hurle déjà à la mort, est un point d’appui pour gagner, toujours en lien aux militants syndicalistes et associatifs, un élargissement de la loi dans les prochaines semaines.
Enfin, après des années de criminalisation de l’action syndicale, des personnes qui n’ont fait que se battre pour le respect de leur droit pourront reconquérir cette dignité largement piétinée. Après le vote pour le mariage pour tous, c’est une nouvelle démonstration : Quand la gauche travaille et se rassemble sur des valeurs, avec la justice sociale comme boussole, elle peut faire de belles choses.
La bataille est loin d’être finie. Elle doit se prolonger à l’Assemblée nationale où cette fois aucune personne ne doit être écartée de cette amnistie, qu’elle soit militante écologiste ou associative. Cette bataille à l’issue positive peut être, par effet d’entrainement, une victoire qui en appelle d’autres. Plus que jamais l’heure est à la mobilisation.
Par Pierre Laurent, le 28 février 2013
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Posté par pcfmaubeuge le 26 février 2013
Déclaration des sénateurs communistes.
Ni des délinquants ni des criminels !
Amnistie sociale
Par le groupe CRC / 22 février 2013
Depuis des temps très anciens mais surtout depuis la constitution de 1875 l’amnistie est dans notre droit. Jusqu’en 2002, à chaque élection présidentielle, une loi d’amnistie était présentée au parlement. Sans aucun débat, Nicolas Sarkozy a mis fin à cette tradition républicaine.
Avec notre proposition de loi qui sera débattue au Sénat le 27 février prochain. nous avons voulu amnistier les infractions commises lors de conflits du travail, à l’occasion d’activités syndicales ou revendicatives dans l’entreprise et/ou au cours de manifestations sur la voie publique ou dans des lieux publics.
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Publié dans ELECTIONS, EMPLOI, JUSTICE, LEGISLATION, NATIONALE, POLITIQUE, SYNDICATS | Pas de Commentaire »
Posté par pcfmaubeuge le 26 février 2013
Loi / amnistie :
« Le 27 février au Sénat,
l’amnistie doit être votée par toute la gauche »
Mercredi au Sénat, la majorité de gauche aura la possibilité de voter l’amnistie des infractions commises lors de conflits du travail, à l’occasion d’activités syndicales ou revendicatives dans l’entreprise ou au cours de manifestations.
Dans une tribune publiée ce jour dans le journal l’Humanité, les sénatrices et les sénateurs du groupe communiste, républicain et citoyen, déclarent : « il serait incompréhensible que, le 27 février, une seule voix de gauche manque pour que cette loi soit votée au sénat, puis à l’Assemblée nationale. Ainsi, des milliers de salariés et de citoyens pourront se dire qu’enfin, il est possible de se faire entendre par ce gouvernement ».
Il n’est donc question de « tordre le bras » à personne, l’heure n’est pas à l’affrontement, à la polémique, mais au rassemblement, à l’esprit de responsabilité et de solidarité. C’est dans l’intérêt des syndicalistes en lutte, du monde du travail, des salarié-e-s. C’est pour eux que nous voulons rassembler la majorité de gauche au sénat le 27 février.
Par Olivier Dartigolles, le 25 février 2013
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