Posté par pcfmaubeuge le 8 novembre 2012
DANS LA PRESSE
Contre le gouvernement, voici que l’extrême-droite de Mme Le Pen est prête à rallier une manifestation que menace de convoquer M. Copé. Au manifeste de ces grands patrons défendant la cagnotte de leurs profits, a succédé la circulation en boucle du mot « couac », organisée par des portes-plumes qui jusqu’ici ne s’étaient pas fait remarquer par leur penchant pour la transformation sociale. Voilà maintenant que les églises et tous les conservatismes se mobilisent contre le mariage pour tous ou contre le droit de vote des citoyens étrangers. Le rouleau compresseur de l’anti-changement à gauche tourne à plein régime.
Face à lui, le gouvernement n’est pas clair. Il est hésitant. On le sent traversé par des courants divers et comme à la recherche d’un impossible consensus entre ceux qui portent la responsabilité de la crise et ceux qui en sont les victimes. Les premiers ont été choyés par l’ancien pouvoir que les seconds ont chassé par soif de changement et de justice. Faire droit à leurs exigences appelle non pas de simples adaptations mais des réformes structurelles qui fassent passer les intérêts du monde du travail et de la culture, ceux du pays et de son redressement avant ceux de la finance et du MEDEF. La recherche d’un compromis historique initié par l’actuel pouvoir ne profiterait qu’aux puissances d’argent. Il validerait l’idée de la fatalité de la crise. Il dégraderait encore le rapport de forces contre les travailleurs.
Nous ne perdons pas de vue que la défaite de Nicolas Sarkozy fut plus serrée que d’aucuns ne l’annonçaient, après une campagne au cours de laquelle le président sortant a droitisé sans cesse ses actes et ses discours, courant après l’extrême-droite tout en validant ses choix dangereux dans une crise profonde et globale du système capitaliste, doublée d’une crise de la politique.
Nous mesurons mieux aujourd’hui la fragilité d’un rapport des forces que la campagne du candidat socialiste n’a pas contribué à améliorer sur la question centrale des causes de la crise et des solutions à lui apporter. A privilégier le rejet du monarque en place et les mécanismes institutionnels de l’élection présidentielle, nos concitoyens n’ont pas été mobilisés sur l’essentiel : les objectifs de leur propre intervention pour que les changements espérés entrent dans leurs vies et s’imposent en dépit des obstacles dressés par les puissants et les forces politiques qui les soutiennent.
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Posté par pcfmaubeuge le 9 octobre 2012
Le PCF salue la très belle victoire de Chavez
Le PCF salue la très belle victoire de Hugo Chavez à l’élection présidentielle qui a obtenu le meilleur de ses résultats en rassemblant presque 8 millions de voix. Avec une participation historique, le peuple vénézuélien s’est mobilisé massivement pour affirmer son choix d’aller plus loin sur la voie de la transformation sociale et démocratique.
Cette victoire est un acte politique fort, face aux campagnes de dénigrement menées par la droite vénézuélienne qui a reçu tout le soutien politique et matériel des adeptes du néolibéralisme étasunien et européen.
Une nouvelle étape pleine d’espoirs s’ouvre pour le peuple vénézuélien. Le PCF se réjouit des résultats de cette élection présidentielle et réaffirme toute sa solidarité avec le peuple vénézuélien qui construit son avenir d’indépendance et progrès.
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Posté par pcfmaubeuge le 19 juin 2012
Au terme d’une longue séquence électorale qui a vu l’élection de F. Hollande à la Présidence de la République, le Parti socialiste détient à lui seul la majorité à l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs sur ce seul thème que les candidats socialistes ont mené campagne dans le droit fil de l’inversion du calendrier électoral. Il fut un temps où les forces politiques appelaient à élire des députés sur la base d’un programme législatif. Aujourd’hui, l’appel à élire les députés se fait sur la base d’un programme présidentiel. Et la droite, certes sans illusion, a fait la même campagne, allant jusqu’à appeler à la cohabitation.
L’une des données essentielles des élections législatives est le haut niveau d’abstention, particulièrement dans les catégories populaires. Ceci marque une accentuation de la méfiance envers les forces politiques. Rappelons qu’en 1981, le taux de participation à l’élection des députés était de 70%. Aujourd’hui en moyenne un député n’est élu qu’avec 20% des suffrages exprimés au premier tour. Il ne faut pas s’en étonner au regard du « non débat » organisé à l’occasion de ces deux tours de scrutin. La crise de la chose publique ou crise politique est profonde. L’une des urgences est de mettre en place un scrutin plus juste. Seule la représentation proportionnelle le permet.
Pour la première fois de son histoire la droite a refusé ce que l’on nommait jadis « le front républicain » contre l’extrême-droite. Elle a effectué ainsi un pas de plus en direction de l’extrême-droite. Pour tenter de justifier laborieusement ce choix, les principaux dirigeants de l’UMP ont osé faire un indigne parallèle entre Front National et Front de Gauche. Non seulement, le titre « Front National » a été usurpé aux résistants au nazisme, mais ceci rappelle la sale ambiance des mandataires du mur de l’argent qui dans les années 30 criaient : « plutôt Hitler que le Front Populaire ». En vérité, cette dérive de la droite vers l’extrême ne fait que le jeu de l’extrême-droite.
Pendant ce temps, le grand complexe médiatico-politique s’est saisi d’un message assassin de la compagne du Président de la République contre Mme Royal. Elle-même bénéficiant du soutien écrit de F. Hollande. A rebours de ce qu’il avait annoncé, la promesse de ne pas intervenir dans les débats internes aux partis politiques n’a pas été tenue par celui qui est devenu le Président de « tous » les français. Plus fondamentalement c’est le caractère monarchique de nos institutions qui ressort avec cet événement, comme avec la campagne électorale qui n’a eu d’autre contenu que celui de donner une majorité dite « cohérente » au Président. Une autre manière de vouloir éliminer la pluralité au sein de la gauche. Que les quatre millions d’électeurs qui ont choisi Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et les millions qui ont voté Front de Gauche aux élections législatives ne soient pas convenablement représentés à l’Assemblée nationale n’est pas une bonne chose pour le débat démocratique.
Dans une telle période de crise structurelle des systèmes de gestion capitaliste, d’angoisse face à l’avenir pour le monde du travail et des retraités, c’est la confrontation démocratique au sein du Parlement qui permettrait d’associer plus et mieux les citoyens aux choix à faire, alors que la pression de la finance et des institutions européennes va redoubler sur notre pays.
Tout en étant affaibli de plusieurs députés à l’Assemblée nationale, le Front de Gauche devient une force importante, utile pour se mettre au service de la réussite du changement, de telle sorte que la vie des familles populaires s’améliore réellement. Dans ce contexte nouveau, notre journal La Terre, se met au service de cet objectif.
19/06/2012
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Posté par pcfmaubeuge le 18 juin 2012
Déclaration de Pierre Laurent,
secrétaire national du PCF,
au soir du second tour des législatives 2012
Les premières estimations, ce soir, confirment le basculement de l’Assemblée nationale à gauche. La page du pouvoir sarkozyste en France est définitivement tournée mais le parti de l’ancien président sauve un nombre substantiel de sièges. Il ne fait aucun doute que la droite saura s’en servir pour multiplier les obstacles au changement dans notre pays. L’entrée du FN dans l’hémicycle qui reste heureusement circonscrite est un signal d’alarme supplémentaire.
A gauche, le Parti socialiste parvient à son objectif et dispose à lui tout seul d’une majorité absolue. Le Front de gauche aura moins de députés malgré un gain en nombre de voix et en pourcentage mais les conditions semblent ce soir réunies pour la constitution d’un groupe à l’Assemblée. Si cela se confirme, c’est une bonne nouvelle pour la démocratie.
Force est de constater, cependant, que le mode de scrutin et l’inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l’Assemblée nationale au profit du bipartisme. A gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l’élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C’est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus grosses formations de monopoliser aujourd’hui 90% des sièges à l’Assemblée nationale.
En dépit de cette injustice, le Front de gauche avec l’influence qui est la sienne dans le pays, avec ses deux groupes au Parlement, ses élus sur le territoire et au Parlement européen, entend être une force d’initiatives et de propositions active et positive pour la réussite du changement dans notre pays.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
17 juin 2012
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Posté par pcfmaubeuge le 11 juin 2012
Déclaration de Pierre Laurent secrétaire national du PCF – 10 juin 2012
Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l’élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d’élire une majorité de gauche à l’Assemblée nationale.
Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforme la réalité et la diversité de la vie politique française. C’est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L’inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c’est un grave problème démocratique que seules d’ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une 6e République peuvent résoudre. C’est un objectif que le PCF et le Front de gauche continueront de porter.
Le Front de gauche obtient, selon les premières estimations, 7 %. Ce résultat confirme l’ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s’enraciner durant la campagne législative . Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d’avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.
Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l’Assemblée nationale au sein d’une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu’il comptera pendant cinq ans.
J’appelle ce soir à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l’Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d’un groupe du Front de gauche.
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