M’PEP – Urgence Ukraine – Jacques Sapir

Posté par pcfmaubeuge le 6 mars 2014

Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP)

Texte de Jacques Sapir, directeur de recherches à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), diffusé par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 5 mars 2014.

Le M’PEP partage l’essentiel de l’analyse de Jacques Sapir présentée ci-dessous.

URGENCE UKRAINE

Texte de Jacques Sapir, directeur de recherches à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), diffusé par le Mouvement politique d’émancipation populaire (M’PEP).

Le 5 mars 2014.

Le M’PEP partage l’essentiel de l’analyse de Jacques Sapir présentée ci-dessous.

1.- Le mouvement de contestation du pouvoir du Président Ianoukovitch, mouvement dont la base était une révolte contre la corruption bien plus qu’une volonté d’adhésion à l’Union européenne, a été débordé par des éléments ultra-nationalistes, dont certains appartiennent à des groupuscules fascisants. Ces éléments ont délibérément cherché l’affrontement, en tirant sur les forces de sécurité, faisant prendre des risques inconsidérés aux autres manifestants qui étaient pris en otage. Ces militants portent une large part de responsabilité dans les morts de la place Maidan. Leur nombre oscille entre 10 000 et 20 000 ; ils étaient minoritaires dans le mouvement de protestation, mais ils sont devenus politiquement dominants au fur et à mesure que la situation se dégradait et que montait la violence des affrontements. Ce sont eux qui ont cherché à prendre d’assaut le Parlement, provoquant la réaction des forces de sécurité, et déclenchant la séquence des événements qui a conduit à la fuite de Ianoukovitch.

2.- Il faut ici rappeler que le Président et le Parlement ont été régulièrement élus. Mais, ces élections (2010) avaient permis de mesurer combien la politique ukrainienne était marquée par une division entre des populations russes (et russophones) regroupées à l’Est du pays et des populations ukrainophonnes, dont une partie habite les régions qui, avant 1914, étaient soit dans l’empire Austro-Hongrois soit étaient en Pologne. L’Ukraine est un pays neuf, dont l’existence est fragilisée par ces divisions. Ces dernières ont été renforcées par les évolutions économiques de ces dix dernières années, qui ont vu les relations avec la Russie se développer rapidement. L’Ukraine de l’Est, russophone, vit mieux que l’Ukraine de l’Ouest. Pour cette dernière, l’Union européenne représente un pôle d’attraction important, même s’il est probablement imaginaire compte tenu de la situation économique actuelle de l’UE.

3.- Le pouvoir légal a lui aussi une part de responsabilité dans ces événements tragiques, que ce soit par un usage disproportionné de la force au début des manifestations, ou par ses hésitations par la suite qui ont démoralisé une bonne part de ses soutiens. Il a été incapable de s’opposer à une logique minoritaire, qui s’est exprimée même au Parlement lors du vote, au début du mois de février, de la loi supprimant le statut de langue officielle au russe (à côté de l’ukrainien). Ce vote apparaît aujourd’hui comme un tournant symbolique car il a fait basculer l’affrontement d’une logique de lutte pour la démocratie et contre la corruption à une logique nationaliste-ethniciste. Les populations tant russes que russophones des régions de l’Est de l’Ukraine et de la Crimée n’ont pu qu’être légitimement inquiètes de la rupture du pacte sur lequel était fondé l’Ukraine indépendante depuis 1991.

4.- Mais, l’opposition légale a aussi une part de responsabilité en particulier dans son incapacité à faire respecter les accords signés avec le Président. Elle s’est laissée déborder par les groupes ultra-nationalistes et n’a pu ni su les reprendre en main. Elle s’est aussi bercée d’illusion sur le soutien que les pays de l’Union européenne pourraient lui apporter.

5.- À la suite des événements tragiques de fin février s’est donc mis en place un pouvoir de fait à Kiev, provoquant un effondrement de la légitimité de l’État ukrainien. La dissolution d’unités de la police, qui n’avaient fait qu’obéir aux ordres, a provoqué une profonde inquiétude dans les régions de l’Est. Ce à quoi on assiste depuis le 28 février, soit la prise du pouvoir par des groupes pro-russes en Crimée, à Kharkov, à Donetsk et même à Odessa, n’est que la suite logique du basculement d’une lutte pour la démocratie et contre la corruption vers un affrontement ethnique. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre l’intervention militaire de la Russie qui est en cours. Il faut ici ajouter qu’il y a en Ukraine pas moins de 17 réacteurs nucléaires et de nombreux centres de stockage de matériaux fissiles, ce qui représente un autre danger pour la sécurité de la région toute entière.

6.- Personne, dans ces conditions, n’a intérêt, sauf les groupes extrémistes, à une partition de l’Ukraine. Ce n’est pas dans l’intérêt de la Russie, qui certes y gagnerait ce qu’elle possède de facto déjà, soit l’industrie ukrainienne, mais qui verrait alors se profiler une longue période d’affrontements avec l’UE et les États-Unis. Ce n’est pas non plus l’intérêt de l’UE, car il lui faudrait porter littéralement à bout de bras l’Ukraine occidentale (et la moitié de la population). Le coût économique serait élevé dans une situation où plus personne ne veut payer pour autrui. Il serait aussi répété sur de nombreuses années, car l’on voit mal comment la situation de l’Ukraine occidentale pourrait s’améliorer à court terme. Les conséquences financières seraient aussi importantes, car les banques européennes, et en particulier autrichiennes, sont lourdement exposées au risque ukrainien. De plus, l’UE pourrait être tenue pour responsable de la situation en Ukraine centrale et occidentale et, avec la montée rapide d’un désenchantement qui n’est hélas que trop probable, elle devrait affronter la montée de sentiments pro-russes dans cette population.

7.- Il faut donc aujourd’hui que les dirigeants de l’UE et les dirigeants russes se rencontrent d’urgence et établissent une feuille de route pour une fédéralisation de l’Ukraine, mais maintenant son intégrité territoriale. Des garanties doivent être apportées à la population russophone, et les groupes ultra-nationalistes doivent être d’urgence désarmés et réduits à l’impuissance. L’Ukraine peut vivre comme une Nation souveraine, mais à la condition de trouver les formes de son intégration économique. Or, aujourd’hui, seule la Russie et l’Union eurasienne sont en mesure de fournir un véritable moteur au développement du pays. L’Union européenne doit cesser de penser que la Russie financera une Ukraine hostile. La Russie doit pour sa part comprendre le tropisme politique et culturel vers l’Europe d’une partie de la population ukrainienne. Les conditions d’un accord permettant au pays de retrouver sa stabilité sont possibles. Elles correspondent aux intérêts tant de l’UE que de la Russie. Il faut espérer que l’idéologie de l’affrontement ne l’emportera pas et que la raison triomphera.

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Interpellation de Rémi Pauvros sur la situation en Ukraine

Posté par pcfmaubeuge le 3 mars 2014

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Section Sambre-Bavaisis

Parti Communiste Français
125, Rue d’Hautmont
59 600 MAUBEUGE

xavier.dubois2@gmail.com
06 30 04 16 02

Maubeuge, 28 février 2014

Monsieur Rémi Pauvros
Président du groupe d’amitié parlementaire France-Ukraine Député du Nord

-

Monsieur le Député,

La situation en Ukraine soulève une vive inquiétude dans les rangs du Parti Communiste Français.

Un certain nombre d’ukrainiens se sont manifestés dans la rue parce qu’ils aspirent à plus de démocratie et de prospérité. Leurs revendications étaient légitimes.

Hélas, il apparaît clairement qu’une partie importante de ces manifestations est  récupérée par la droite la plus extrême, anticommuniste, antisémite et antirussophone.

Sur le fond, la question du rapprochement avec l’Union européenne ou avec la Russie est une question sur laquelle la France n’a pas à intervenir. Avec le Parti Communiste Ukrainien (KPU), qui pèse près de 15% des voix, nous soutenons le principe de la consultation populaire par referendum.

Cependant, nous sommes ulcérés par les dernières nouvelles depuis le coup d’État de l’opposition :

  • vandalisme du patrimoine ukrainien de l’époque soviétique, même si dans beaucoup de villes, notamment à l’est et en Crimée, des milices populaires montent la garde.
  • exhibition de symboles fascistes par des dirigeants des partis Svoboda (portrait de Stephan Bandera, dictateur ukrainien pronazi pendant la guerre, sur la façade de l’Hôtel de ville de Lvov)
  • menaces contre les militants et dirigeants communistes  (la maison du secrétaire général a été incendiée et sa famille menacée, passage à tabac du responsable du Parti à Lvov)
  • interdiction du Parti Communiste, ainsi que du Parti des Régions, dans certains régions tenues par l’opposition, dépôt d’une loi par les députés putschistes pour l’interdire dans tout le pays
  • propos intimidants contre les juifs et les immigrés de la part des dirigeants du parti Svoboda et du groupe néofasciste Praviy Sektor. Le grand rabbin d’Ukraine a d’ailleurs appelé les juifs ukrainiens à quitter Kiev.

Tout cela menace évidemment l’intégrité territoriale ukrainienne. La Crimée déjà annonce la possibilité d’une sécession.

Les médias se taisent et les pays occidentaux ne semblent pas s’émouvoir  de la situation. C’est avec soulagement que nous avons vu certains représentants du Parti Socialiste Européen condamner la tentative d’interdiction du KPU, mais la France doit agir vite sur le plan institutionnel.

Je vous demande de bien vouloir, en tant que président du comité d’amitié parlementaire franco-ukrainien, tout mettre en œuvre pour que la France intervienne contre les menaces d’interdiction du KPU. Par ailleurs, il me semblerait légitime d’étudier l’éventualité de l’accueil de réfugiés politiques venus d’Ukraine (familles juives et communistes).

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Député, mes meilleures salutations progressistes,

 Le co-secrétaire,
Xavier DUBOIS

RÉPONSE de Rémi Pauvros sur la situation en Ukraine

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Maroc – Communiqué de soutien des détenu(e)s politiques grévistes de la faim

Posté par pcfmaubeuge le 15 février 2014

Mouvement VDB (Voix Démocratique Basiste) VD (Voix Démocratique) des camarades Marxistes-léninistes – Maroc – section Tanger

Communiqué de soutien des détenu(es) politiques grévistes de la faim

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Dans le combat pour un Maroc démocratique et équitable, les détenus politiques, hommes et femmes, sont en première ligne.

Ils subissent de plein fouet la répression, l’injustice, les mille et une techniques utilisées pour briser leur volonté de lutte.

Leurs familles, plongées dans l’angoisse, sont prises en otages par le régime.

La prison est le lieu de toutes les souffrances, mais c’est aussi l’enclume sur laquelle se forge le Maroc de demain.

Parrainer un ou une prisonnière politique représente un geste de solidarité élémentaire auquel nul ne doit se dérober :

  • C’est briser la solitude que peut ressentir celui ou celle qu’on parraine.
  • C’est réconforter les familles.
  • C’est aussi et surtout démontrer au pouvoir que ses victimes ne sont pas à sa merci, ignorées du monde extérieur, livrées à sa vindicte

Plus nombreux nous serons à parrainer les détenus politiques au Maroc, plus ils se sentiront soutenus dans leur lutte pour un autre Maroc, un Maroc des libertés et des droits de l’Homme.

Plus les autorités marocaines seront interpellées par la communauté internationale, plus elles réfléchiront à deux fois avant d’emprisonner quelqu’un pour ses opinions.

« La détention politique a nettement augmentée depuis le 20 février 2011. Pas seulement la détention, mais la répression aussi », regrette l’avocat Mohamed Messaoudi, un habitué des procès politiques. Il estime qu’au moins 2 000 personnes auraient été arrêtées depuis le début des protestations.

L’an dernier, le Maroc comptait 240 détenus politiques et d’opinion, d’après l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Parmi eux, 70 militants du Mouvement 20-Février.

Parallèlement aux promesses de démocratie du pouvoir, annoncées par le discours royal du 9 mars 2011 et traduites par une nouvelle constitution et des élections anticipées, une nouvelle vague de détention a bel et bien commencé en 2011.

Chacun a sa définition de ce qu’est un détenu politique.

1624835_593079917435687_1511054747_nLa loi ne reconnaît pas une catégorie de détenus qu’on appelle détenus politiques. Mais lorsque l’on regarde le fond des choses, on voit que c’est un détenu qui a pris part à une manifestation ou un opposant et nos camarades à Meknes, Fes, Taza … Marrakech… On voit que ce sont des conditions inhumaines organisées exprès par l’État marocain responsable de cette situation critique, surtout que la plupart des grévistes de la faim sont tombés malade suite à leur brave lutte de grève de la faim… plusieurs centaines de personnes ont manifesté avant-hier à Rabat et à Casablanca pour demander la libération de tous les détenus politiques.

Ces manifestations, qui se sont déroulées sous forte présence policière, n’ont donné lieu à aucune violence. Les manifestants étaient pour la plupart des militants du Mouvement du 20 février qui revendique des réformes politiques profondes et une plus grande justice sociale depuis 2011.

Selon l’Association marocaine des droits humains (AMDH), près de 70 militants de ce Mouvement sont détenus dans diverses villes du royaume.

Nous déclarons notre solidarité avec les détenu(es) politiques et avec les mouvements Libéraliste et Lumineuse, notre soutien à Georges Abdellah, aux travailleur et travailleuses licencié(e)s à Warzazat et dans d’autres régions.

Nous réclamons aux camarades d’esprit militant et vivant, de soutenir nos camarades par tout moyen possible.

Vive la lutte du peuple Marocain
Vive la lutte des peuples opprimés
Vive le marxisme léninisme comme idéologie de la classe ouvrière

Comité de Soutien -Section Tanger

Communiqué à télécharger
fichier pdf Soutien aux grèves de la faim

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Eric Bocquet – Quels critères ont présidé au choix de la représentante d’UBS à l’AMF ?

Posté par pcfmaubeuge le 4 février 2014

Quels critères ont présidé au choix de la représentante d’UBS à l’AMF ?

Pouvoir de la finance

Par Eric Bocquet / 23 janvier 2014éric bocquet

Monsieur le président, mesdames, messieurs les ministres, mes chers collègues, ma question s’adresse à M. le ministre de l’économie et des finances.

Au lendemain du deuxième anniversaire d’un grand discours prononcé par un candidat à l’élection présidentielle de 2012 au Bourget, j’en citerai une phrase : « Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l’économie, de la société et même de nos vies. »

M. Philippe Dallier. De qui est-ce ? (Rires sur les travées de l’UMP.)

M. Éric Bocquet. Le 24 décembre dernier, nous apprenions par la presse que l’Autorité des marchés financiers, l’AMF, avait procédé au renouvellement de six membres de la commission des sanctions qui existe en son sein.

Rappelons, si nécessaire, le rôle de l’AMF, tel qu’il est défini sur son site internet : « Elle est une autorité publique indépendante qui régule les acteurs de la place financière française et, lorsque c’est nécessaire, c’est elle qui contrôle, enquête et sanctionne. »

Nous avons pu noter la nomination, au sein de cette instance, d’une représentante de la banque suisse UBS,…

M. Philippe Dominati. Oh là là !

M. Éric Bocquet. … jusque-là en charge de la conformité au sein de la banque.

Vous le savez, monsieur le ministre, la banque UBS fait l’objet d’une enquête depuis février 2012, elle a été sanctionnée en juin 2012 d’une amende de 10 millions d’euros par l’Autorité de contrôle prudentiel pour, « laxisme dans le contrôle des pratiques commerciales ». (Rires et exclamations sur les travées de l’UMP.)

L’information judiciaire ouverte à Paris porte sur le motif suivant : « démarchage bancaire ou financier par personne non habilitée et blanchiment de fraude fiscale et de fonds obtenus à l’aide d’un démarchage illicite commis en bande organisée ».

Mme Éliane Assassi. C’est du lourd !

M. Éric Bocquet. Vous conviendrez, mes chers collègues, que le télescopage entre les termes de la doctrine de l’AMF et ceux qui décrivent les faits reprochés à la banque est assez saisissant !

Ma question sera double

Premièrement, quels sont les critères qui ont présidé à la désignation de la représentante de la banque UBS au sein de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers ?

Deuxièmement, peut-on dire que cette décision est de nature à préserver du contrôle de la finance « l’économie, la société et même nos vies » ? (Applaudissements sur les travées du groupe CRC et du groupe écologiste.)

M. le président. La parole est à M. le ministre délégué chargé du budget.

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre de l’économie et des finances, chargé du budget. Monsieur le sénateur, je sais l’intensité du combat que vous menez pour lutter contre la finance devenue démente, en animant notamment une commission d’enquête sur les paradis fiscaux et sur la lutte contre la fraude fiscale qui réalise un travail remarquable. Par ailleurs, tout au long de la discussion des textes financiers, vous avez témoigné votre détermination, que je veux saluer ici.

Au reste, sachez-le, votre détermination n’a d’égale que la nôtre en ces matières. C’est la raison pour laquelle, depuis que nous sommes au gouvernement, nous avons adopté un ensemble de dispositions qui devraient vous donner entière satisfaction puisqu’elles vont dans le sens des préoccupations exprimées dans votre question.

Faut-il rappeler les soixante mesures prises depuis le début du quinquennat pour lutter contre la fraude fiscale, qu’il s’agisse des dispositions relatives à l’inversion de la charge de la preuve pour le transfert des bénéfices, des conditions beaucoup plus restrictives de déduction des intérêts d’emprunt des bénéfices pour éviter l’optimisation fiscale, du projet de loi que j’ai présenté avec Christiane Taubira devant votre assemblée et qui durcit considérablement les peines encourues par ceux qui s’adonnent à la fraude fiscale en recourant notamment à des sociétés écrans, ou encore du combat mené au niveau européen avec Pierre Moscovici pour développer l’échange automatique d’informations au sein de l’Union européenne, pour mandater l’Union afin qu’elle négocie et signe des conventions internationales et pour établir une liste européenne d’États et territoires non coopératifs.

M. Éric Bocquet. Ce n’est pas la question, monsieur le ministre !

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué. Toutes ces actions nous ont permis d’obtenir des résultats en matière de lutte contre la fraude et de maîtrise de la finance qu’aucun des gouvernements précédents n’avait pu obtenir. Je tiens notamment à évoquer l’objectif que nous nous sommes assigné pour 2014 en matière de lutte contre la fraude fiscale : nous escomptons près de 2 milliards d’euros de recettes à ce titre.

Mme Éliane Assassi. Et UBS ?

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué. Par ailleurs, aux termes de la circulaire que j’ai prise au mois de juin dernier, les 11 000 dossiers qui ont d’ores et déjà été déposés devant l’administration fiscale vont nous permettre de récupérer plus d’un milliard d’euros de recettes l’année prochaine.

M. Roger Karoutchi. Ce n’est pas la question !

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué. Pour ce qui concerne la question que vous m’avez posée (Ah ! sur les travées de l’UMP.), mais qui n’est pas sans relation collatérale avec ce que je viens d’évoquer avec beaucoup de précision…

Sachez-le, je reviens quand vous le voulez : le plaisir d’être avec vous est sans limite !

M. le président. Monsieur le ministre, veuillez conclure.

M. Bernard Cazeneuve, ministre délégué Monsieur Bocquet, comme vous l’avez souligné vous-même, la banque que vous avez mentionnée fait l’objet de procédures à caractère judiciaire. Les obligations qui sont les miennes m’interdisent de faire des commentaires, de manière à ne pas obérer l’efficacité des procédures en question. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste. – Rires et exclamations sur les travées de l’UMP.)

Mme Éliane Assassi. Mais bien sûr ! C’est la faute à la justice !

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APPEL Femmes solidaires

Posté par pcfmaubeuge le 1 février 2014

IVG
fichier pdf tract IVG

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Ukraine : Sortir de l’ornière

Posté par pcfmaubeuge le 29 janvier 2014

Ukraine : Sortir de l’ornière

Le PCF exprime sa vive préoccupation à propos de l’évolution de la situation en Ukraine. Après les incidents dramatiques qui ont fait plusieurs victimes, il appelle les autorités du pays légitimement élues à faire prévaloir la voie du dialogue et non celle de la répression, et le fonctionnement normal des institutions face aux tentatives de déstabilisation, opérées notamment par l’extrême-droite ultranationaliste, qui risquent d’entraîner le pays dans une dramatique escalade de la confrontation et entraîner l’éclatement du pays.

Les questions cruciales qui sont posées aux Ukrainiens, comme celle du choix de l’intégration régionale de leur pays et de ses liens avec l’UE et la Fédération de Russie, relèvent d’abord des institutions représentatives du peuple ukrainien, comme du dialogue entre celles-ci et les institutions européennes et celles de la Fédération de Russie.

Nous soutenons en ce sens la démarche des communistes ukrainiens de soumettre ses questions, qui engagent la souveraineté de leur pays, au référendum populaire.

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Le poing levé et la main tendue

Posté par pcfmaubeuge le 26 décembre 2013

Pierre Laurent – Le blog
24 déc 2013

Le poing levé et la main tendue

Avec les fêtes, que je souhaite à tous les plus joyeuses et les plus solidaires possibles, vient pour moi le temps de prendre quelques jours de congés et l’opportunité de bénéficier d’un peu de recul sur ce premier trimestre vécu une nouvelle fois à cent à l’heure. Le combat est rude, mais la dernière période a été riche. La marche du 1er décembre avec tout le Front de gauche rassemblé contre la hausse de la TVA et pour la justice fiscale, l’émouvant hommage rendu à Nelson Mandela le 9 décembre au siège du Parti place du colonel Fabien, le congrès du PGE à Madrid du 13 au 15 décembre, et pour finir cette belle victoire des cinq de Roanne contre l’arbitraire qui les poursuivait depuis 2010.

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Victoire pour les 5 de Roanne

Je pense d’abord à eux, mes amis et camarades les cinq de Roanne. Ils vont passer les fêtes, heureux et en famille, libérés du terrible poids qui pesait injustement sur leurs épaules. Trois ans traités comme des criminels, eux des syndicalistes CGT qui n’avait qu’un but, défendre la retraite à 60 ans pour toutes et tous, et qui jamais n’avaient pensé être traînés devant un tribunal.
Enfin, ils viennent d’obtenir leur relaxe. Quelle belle victoire ! Tant de mois de combat, de résistance face à l’injustice. Quel courage il a fallu à ces militants syndicaux pour ne jamais rien lâcher. La lutte est dure, elle impacte tout, la vie professionnelle, mais aussi la vie personnelle. Sans le soutien de leurs camarades, sans la solidarité et la fraternité proportionnelle à la dureté de l’épreuve qu’ils ont traversée, ces cinq copains n’auraient sans doute jamais tenu le coup. En refusant de se soumettre à un prélèvement génétique pour être fichés au même titre que des délinquants ou des criminels, ils ont servi la cause de tous ceux qui refusent la criminalisation de l’action syndicale. Le verdict du tribunal est venu confirmé la justesse de leur combat. Celui qu’il nous faut à présent poursuivre pour qu’enfin le Parlement vote la loi d’amnistie pour les syndicalistes. Nous aussi, nous ne lâcherons pas.

Ces hommes là ne renoncent pas

La disparition de Nelson Mandela est déjà consacrée comme l’évènement de l’année 2013. L’hommage que nous lui avons rendu au siège du Parti communiste français a été un grand moment d’émotion. 2000 personnes s »étaient réunis place du Colonel Fabien pour saluer celui qui pendant des années avait été au cœur des campagnes de solidarité internationale du PCF et des jeunesses communistes. Que de souvenirs personnels qui remontaient pour moi à la surface en prononçant ce soir là mon discours! En présence des ambassadeurs d’Afrique du sud et de Palestine, nous avions décidé d’en faire un acte de solidarité d’actualité, pas une cérémonie le momifiant comme tant de belles paroles entendues ces jours là. Quelques jours plus tard, j’ai entendu lors de son enterrement les mots simples et puissants prononcés par son ami Ahmed Khatadra, son compagnon de bagne. Ahmed est aujourd’hui le président du comité de la campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti. Ces hommes là ne renoncent pas. C’est la leçon que nous retiendrons de Nelson Mandela. Et les notes jouées ce soir là sur le parvis de notre siège par le saxophoniste Manu Dibango sur l’air d’Asimbonanga de Johnny Clegg, je ne les oublierai jamais…

Le Parti de la Gauche Européenne (PGE) à Madrid : un congrès de la fraternité…

Quelques jours plus tard, je m’envolais pour le congrès du PGE à Madrid. Les médias ont beaucoup évoqué ce congrès sur le ton de la polémique mais finalement rien dit de l’importance de ce qui s’y est passé. Imaginez, une trentaine de partis progressistes venus de toute l’Europe, qui se retrouve pendant 3 jours pour débattre de la crise en Europe, des solutions à y apporter, des futures élections au Parlement européen, et du renforcement du PGE. Ce congrès avait lieu dans un hôtel près de l’aéroport, un peu coupé du monde, dans un bâtiment à la déco un peu kitch, mais très pratique. Entre les discussions en plénière, les commissions, les rencontres bilatérales avec les autres organisations, puis les réunions de la direction du PGE, le rythme a été soutenu.

Que retenir de ce congrès ? D’abord, une ambiance. Celle de la fraternité qui unit désormais les partis du PGE, et d’abord ses premiers dirigeants: Alexis Tsipras, Maité Mola dont je vous ai déjà parlé dans ce blog, Marisa Matias, mon camarade espagnol Cayo Lara, Bernd Riexinger de Die Linke.. et tant d’autres. J’ai ressenti tout au long de ce congrès une envie commune de faire avancer le PGE et notre combat pour refonder l’Europe. En disant cela, je ne lance pas des paroles en l’air, je vous parle de ce que j’ai sincèrement ressenti tout au long de ce week-end. Ressort de ce congrès une réelle volonté de faire ensemble, d’agir en commun. Nous avons tous conscience que c’est unis que nous gagnerons, au delà de nos différences, de nos traditions politiques. Nous avons un objectif : refonder l’Europe face aux tenants du libéralisme et à la technocratie bruxelloise.

Nous sommes allés rendre hommage aux Brigades internationales dans un cimetière de la banlieue madrilène. Sous un ciel bleu et un soleil d’hiver, l’émotion était forte. C’est la gorge nouée que Cayo Lara a conclu son discours en citant la Passionaria, avant que nous entamions en choeur sous la protection bienveillante du drapeau de la République espagnole une Internationale dans toutes les langues….cette même Internationale en franco-portugnol-greco-allemand entonnée à l’unisson dimanche à la fin de notre congrès. Tout un symbole.

Une chose est sûre ce congrès n’a rien eu d’ordinaire. D’abord parce qu’il s’est déroulé dans le contexte de crise que nous connaissons tous. Nous le savions, vu les conséquences des politiques d’austérité et les développements de la crise ; et face à la montée de la colère populaire dans nos pays, il fallait prendre des initiatives ambitieuses. Nous l’avons fait, et le sommet européen sur la dette que nous tiendrons au printemps à Bruxelles avant les élections européennes entamera pour nous une année sous le signe de la mobilisation. Nous serons dés le 4 avril aux côtés de la manifestation européenne décidée par la CES.

Ensuite parce que l’affluence de représentants de forces des quatre coins du monde et de mouvements, de partis et de syndicats européens – dont le Vice-Président de Bolivie et la Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats – ont révélé l’aura nouvelle de notre jeune parti qui fêtera ses 10 ans d’existence en mai 2014.

Enfin parce que nous nous engageons dans une bataille inédite, dans une campagne européenne ambitieuse avec la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la Commission européenne. Un vrai challenge qui dit notre ambition pour cette bataille.

Je suis très content de cette décision. Non pas parce que je pense que nous allons ainsi aider à la démocratisation de l’UE. Tout le monde sait bien qu’il s’agit d’un artefact, d’une manœuvre du PSE et du PPE qui essayent de se refaire une virginité alors qu’ils font preuve d’un autoritarisme insupportable avec la Troïka pour appliquer l’austérité. Notre objectif est clair: leur disputer le monopole de la scène publique, donner aux peuples en lutte un porte parole efficace, capable de faire voler en éclat leurs arguments et de démontrer qu’une alternative de progrès existe. D’ailleurs, dès son élection, le premier ministre grec Samaras s’est empressé de lancer les premières attaques contre Alexis. Cela témoigne de l’enjeu que représente sa candidature, dans son pays mais aussi à l’échelle de l’Europe. Nous devrons être unis dans cette campagne. Je sais qu’Alexis incarnera avec talents nos valeurs et nos objectifs. En plus de la puissante valeur symbolique de sa candidature, il a toutes les qualités et la notoriété pour cette aventure. J’y prendrai bien sûr ma part. Nous allons travailler un calendrier commun de déplacements et des idées pour booster cette campagne. Nous sommes déjà au travail.

…Un congrès de l’unité

Ce congrès a été celui de l’unité. Nos orientations politiques et stratégiques sont le fruit d’un processus inédit de consultation, de débat, de formulation, d’aller-retours entre le PGE et les militants de ses partis membres qui a duré un an. Une éthique et un travail démocratique, qui prend du temps mais qui en vaut la peine, tant nous nous sommes enrichis les uns les autres. C’est un travail nécessaire dans un « parti de partis » dont les origines sont si diverses. Et le résultat est là : les orientations politiques ont été adoptées à 93 %, les axes programmatiques à 86 %, la candidature d’Alexis Tsipras à 84 % et j’ai été réélu président à 78 % avec comme vice-présidents Maite Mola, Marisa Matias, Margarita Mileva et AlexisTsipras, eux aussi plébiscités par les congressistes. Voilà une assise de poids pour relever les défis qui sont devant nous. Et je pense que nous ne serons pas seuls car le PGE devient de plus en plus attractif et la candidature d’Alexis Tsipras peut rassembler bien au delà de notre parti. Le Président du Vänsterpartiet, le Parti de la gauche suédoise, Jonas Sjöstedt, par exemple, lui a apporté un soutien clair dans son intervention au congrès.

Le PGE est donc à l’offensive. Comme je le disais dans un billet précédent, l’Europe va entendre parler de nous.

La campagne du Front de gauche pour les européennes doit etre belle et dynamique

Autant dire ma perplexité, au moment où nous lançons cette bataille d’ampleur et où le mouvement européen d’unification des forces de gauche se développe avec succès, d’apprendre par communiqué de presse la décision du Parti de gauche de suspendre sa participation au PGE jusqu’aux municipales. C’est une décision incompréhensible pour nos camarades européens. Que viennent faire les municipales françaises dans ce débat? Le PGE n’est pas un parti-centre, chargé d’orienter les choix des partis nationaux. C’est un espace de coopérations librement consenties. Par ailleurs, je ne crois sincèrement pas que l’autonomie du PCF à l’égard des choix néo-libéraux de la social-démocratie européenne ne fasse de doute pour quiconque au sein du PGE. L’histoire du PCF dans la création de la GUE avec Francis Wurtz et du PGE témoignent pour lui. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme président du PGE pour convaincre mes amis du PG de revenir sur cette décision.

Ce qui me préoccupe au premier chef à l’heure qu’il est, c’est que cette décision n’entrave pas la mise en route de la campagne européenne du Front de gauche en France. Elle est maintenant urgente et doit intervenir dès le début de l’année 2014, d’autant que la décision de candidature d’Alexis Tsipras nous rassemble tous et que les discussions de la coordination nationale et du conseil national du Front de gauche en décembre ont confirmé nos convergences sur le fond des objectifs.

Je sais que des inquiétudes s’expriment quant à l’avenir du Front de gauche. Je pense pour ma part que les belles batailles qui s’annoncent avec les municipales en lèveront une bonne part, car sur le terrain la voie du rassemblement l’emporte le plus souvent. Les élections européennes seront en tout cas décisives et le Front de gauche, j’en suis plus convaincu que jamais, peut y réaliser de très bons résultats. Il ne faut surtout pas passer à côté des élections européennes. Le Front de gauche est né de cette lutte. Il est le fruit d’un processus d’unification qui a débuté en 2005 avec notre campagne contre le Traité constitutionnel européen. Les citoyens français doivent pouvoir s’appuyer sur un Front de gauche uni, dynamique et qui gagne des députés pour le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen.

Voilà à quoi nous allons donc consacrer tous nos efforts dès les premiers jours de janvier. Mettre en route une belle et dynamique campagne du Front de gauche pour mettre la gauche anti-austérité en tête de ces élections le 25 mai prochain.

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