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Dans la presse : Quand un candidat PS reprend l’argumentaire du Front national

Posté par pcfmaubeuge le 10 mars 2014

Dans la presse : Quand un candidat PS reprend l’argumentaire du Front national dans ELECTIONS 2014-03-06hanotin

Mathieu Hanotin en 2009 (Hegor -wikimedia commons)

Politique – humanite dans POLITIQUE le 6 Mars 2014

Municipales 2014

Quand un candidat PS reprend l’argumentaire du Front national

Mathieu Hanotin, candidat PS à Saint-Denis, accuse son adversaire PCF, maire de la ville, de fraude sur les listes électorales… après l’inscription légale de ressortissants roumains.

L’attaque est partie du blog du candidat FN à la mairie de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Didier Labaune… pour être reprise par le challenger socialiste Mathieu Hanotin. Ce dernier a déposé un recours en référé devant le tribunal d’instance pour une supposée fraude sur les listes électorales par l’équipe du candidat et maire communiste, Didier Paillard. « Une analyse attentive des listes électorales démontre la présence de 82 personnes, toutes de nationalité roumaine, inscrites à la même adresse », explique le député PS, qui parle d’un terrain dont le nombre d’habitants serait limité « à 76 personnes ». Pour lui, leur inscription n’est autre qu’une « instrumentalisation de la misère humaine à des fins électoralistes ».

La mairie a immédiatement récusé ces accusations, rappelant que le « terrain (a été) mis à disposition de l’État » par le biais d’une convention « pour accueillir les 205 personnes évacuées du terrain de la Briche » dont, effectivement, « 82 (se sont) inscrites sur les listes électorales ». Inscriptions adoubées le 28 février par une commission électorale. Selon Julien Attal, secrétaire de la section PCF de Saint-Denis, « tout est absolument légal », étant donné que les résidents européens ont le droit de vote. D’autant que, lors d’un déplacement de campagne destiné à appeler les non-inscrits sur les listes à le faire, « une partie a demandé à pouvoir voter aux municipales ». Par ailleurs, il pointe du doigt le « fond raciste » de cette démarche. « La rumeur xénophobe a-t-elle sa place à gauche ? D’où viennent l’instrumentalisation et l’électoralisme ? » s’interroge l’équipe de campagne de Didier Paillard. Sur 43 000 inscrits sur les listes, 789 sont ressortissants de dix-huit pays européens. « On ne fait pas le tri parmi les étrangers qui essaient de s’inscrire », précise Julien Attal, qui estime que « cette tentative de manipulation ne trompera personne ».

Lire aussi :

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Sursaut politique à gauche ?

Posté par pcfmaubeuge le 7 mars 2014

Dans la presse

Politique – Sursaut politique à gauche ? dans ELECTIONS humanite le 4 Mars 2014

PCF

Sursaut politique à gauche ?

Front unitaire contre le pacte de responsabilité, ambitions pour les élections municipales et européennes… Pierre Laurent a précisé hier la feuille de route du PCF face à ces échéances majeures.

Et si la surprise politique des mois à venir se trouvait du côté du Front de gauche ? « Aux européennes, la gauche anti-austérité peut être en tête de plusieurs grandes circonscriptions », affirmait hier le secrétaire national du PCF lors d’une conférence de presse place du Colonel-Fabien. Un pari culotté au moment où la plupart des grands médias prédisent en chœur l’ascension inexorable de l’extrême droite de Marine Le Pen, et où le Front de gauche n’a jamais semblé si mal en point depuis sa création, en 2009. « Je crois pouvoir affirmer aujourd’hui que les conditions sont désormais créées pour que le Front de gauche parte en campagne pour les européennes immédiatement au lendemain des municipales. C’est une très bonne nouvelle pour les batailles que nous avons à mener », a assuré Pierre Laurent. Ce qui n’était pas gagné il y a encore quelques semaines, la coalition restant jusqu’à présent paralysée par ses différences stratégiques sur les municipales. « En appelant dans un même mouvement les Français à dire oui à une ­Europe de la solidarité et à une France qui s’engage de tout son poids dans cette refondation de l’Europe, nous pouvons mettre la gauche anti-austérité le plus haut possible, et même en tête dans plusieurs grandes circonscriptions de la métropole », a-t-il précisé, encouragé par les perspectives d’une progression significative des gauches européennes dans leur ensemble. Ce sera l’ambition portée par la marche contre l’austérité prévue le 12 avril, boostée par le soutien à la candidature d’Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne.

C’est dans le même état d’esprit que le Front de gauche et d’autres organisations doivent se rencontrer ce soir pour trouver les formes de mobilisations indispensables « pour mettre en échec le pacte de responsabilité du gouvernement », a indiqué par ailleurs le sénateur de Paris, qui estime « qu’il existe désormais des oppositions massives dans le monde syndical, associatif, mais aussi chez Europe Écologie-les Verts et à la gauche du PS ». Fustigeant l’attitude du Medef dans le « jeu de dupes » du pacte de responsabilité, Pierre Laurent a rappelé que la seule « contrepartie » qui existe aujourd’hui concerne le plan de réduction des dépenses publiques à hauteur de 50 milliards d’euros. « C’est pour cela, a-t-il rappelé, que nous n’avons qu’une seule et unique feuille de route : combattre les politiques d’austérité en France et en Europe et unir pour des alternatives de gauche. » Et d’ajouter : « Pour les municipales, l’enjeu est maintenant clair en ce qui nous concerne : il s’agit de savoir si le pays et nos communes vont se doter du réseau le plus dense possible d’élus engagés contre les politiques d’austérité. » Les ­communistes présentent des candidats sur plus de 7 500  listes dans des communes de plus de 1 000 habitants et ambitionnent d’augmenter leur nombre d’élus, qui est aujourd’hui de 10 000.

Appel à la mobilisation

À Calais, Sète, La Ciotat ou encore Sartène, le Front de gauche serait en situation de conquête face à la droite. « Les millions de personnes qui souffrent des politiques d’austérité vont avoir besoin d’élus à leurs côtés », assure Pierre Laurent, qui appelle, à trois semaines du premier tour des élections municipales, les électeurs de gauche « à se mobiliser massivement pour envoyer dans les urnes ce message : non à l’austérité, oui à des communes piliers de la République, de véritables boucliers sociaux ». Le secrétaire national du PCF a également renouvelé son appel au retrait des listes présentées par le ­Parti socialiste contre les maires communistes sortants, comme c’est le cas à Saint-Ouen et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), mais aussi à Gardanne (Bouches-du-Rhône), Roissy-en-Brie (Seine-et-Marne) ou encore à Vaulx-en-Velin (Rhône) et Chevilly-Larue (Val-de-Marne).

Maud Vergnol

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Lettre d’information de Jacky Hénin

Posté par pcfmaubeuge le 13 février 2014

jacky héninLettre d’information

de Jacky Hénin

Député Européen

pcf hemicycle

Voici les dernières actualités de Jacky Hénin

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La sidérurgie européenne méritait mieux !

Communiqué de presse de Jacky Hénin député européen PCF-Front de gauche – 04/02/2014

Lors de la session du Parlement européen était voté le 4 février un rapport relatif à l’industrie sidérurgique en Europe.

L’acier est un matériau important pour l’ensemble du tissu productif européen. Que ce soit pour la construction navale, pour le secteur du BTP ou encore l’automobile il n’est pas possible de faire sans.

Pendant des années, la France et l’Europe étaient des producteurs importants d’acier. Pourtant, depuis les années 1980, un déclin important a engendré des fermetures d’usine et des délocalisations. Cela a détruit des vies, a broyé des familles et a cassé l’appareil de production de nombreuses régions.

Pendant des années, face à la résignation de la Commission européenne, mon parti le PCF et mon groupe de la GUE-NGL ont insisté sur la nécessité d’un véritable plan d’envergure pour la relance industrielle de la sidérurgie. Cela est possible et nous constatons tous les jours que les pays émergents produisent toujours plus d’acier alors que nous réduisons notre part de marché mondiale.

En tant que député je me suis donc beaucoup investi dans le travail législatif sur ce rapport, en lien avec les syndicats français. Tous mes amendements ont été rejetés par le rapporteur PPE (de la famille de l’UMP). Que ce soit la consultation et l’accord obligatoire des représentants des salariés lors d’un projet de délocalisation, l’obligation pour les constructions publiques d’utiliser au moins 80% d’acier européen ou le maintien total de l’emploi, je n’ai reçu qu’une seule réponse: non.

Le rapport final encourage les restructurations, prie instamment la Commission de continuer et d’approfondir sa politique de concurrence, fait entrer le loup dans la bergerie en se félicitant de l’accord de marché transatlantique, et, dénué de toute imagination, fait peser sur les maigres épaules des législations environnementales les problèmes de la filière.

Toutes ces raisons font que je n’ai pu que m’opposer à l’adoption de ce rapport. L’industrie sidérurgique, les hommes et les femmes qui la font vivre, les territoires qui en dépendent méritaient mieux, méritaient plus pour leur avenir!

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Échec de la campagne de haine et de désinformation de la manif pour tous au Parlement européen

Communiqué de Jacky Hénin député européen PCF-Front de Gauche – Strasbourg 04/02/2014

Le rapport de Mme Lunacek (verte autrichienne), voté le 4 février au Parlement européen sur une feuille de route contre l’homophobie et pour l’égalité de genre, a été l’objet d’une campagne de désinformation grossière de la part des organisations de la « manif pour tous ».

La manif pour tous n’hésite pas à dire que l’Union européenne serait prête à « accorder des privilèges à certains citoyens en raison de leur vie sexuelle » (on est d’ailleurs curieux de savoir comment ils estiment que la Commission européenne va contrôler ça), ou que le rapport Lunacek va obliger les États à légaliser la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (mères porteuses).

Inepties. Ni la PMA ni la GPA ne sont mentionnées dans le rapport Lunacek, qui n’est qu’une simple recommandation sans aucune valeur obligatoire. La subsidiarité est un faux prétexte pour défendre des propos réactionnaires. Où étaient tous ces défenseurs de la subsidiarité lorsqu’il s’agissait de refuser le contrôle par la Commission européenne des budgets des États pour imposer l’austérité ?

Qu’y a-t-il dans le rapport Lunacek ? Une réaffirmation de la volonté de lutter contre les discriminations et de garantir à tous indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre un accès égal : au travail, à la santé, à l’éducation, aux biens et services, à la libre circulation, au droit d’expression et de réunion… Lutter contre les discriminations, c’est le minimum syndical en matière d’égalité des droits.

Rien de très controversé ni de très nouveau (au niveau européen ces droits sont déjà garantis par les Traités européens (article 10 TFUE) et par la Charte des droits fondamentaux). Mais de nos jours, pour certains mouvements, les simples mots « homosexuels » et « genre » suffisent pour agiter les haines et occuper le débat public. Détournant au passage l’attention des vrais problèmes de la société.

Critiquer la lutte contre les discriminations, qu’elle qu’en soit l’origine, c’est remettre en cause le principe même d’égalité.

Nous naissons libres et égaux en droits, si nous devons mener ce combat en 2014, nous le mènerons, et aujourd’hui comme demain, les mensonges et la haine ne gagneront pas.

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Urgence pour une autre politique monétaire

Communiqué de Jacky Hénin – député européen PCF-Front de Gauche – Strasbourg 06/02/2014

Depuis plusieurs mois des discussions ont lieu pour établir un mécanisme unique de résolution des crises bancaires au sein de l’Union européenne. Quel est l’objectif affiché ? Tenter d’agir en commun lors de la faillite d’une banque. L’idée d’une action européenne publique concertée pour maîtriser les risques de banqueroute est positive. L’idée d’un « mécanisme public de prêt européen » a même émergé lors des négociations, preuve de l’intérêt de ce que nous proposons depuis des années et de la nécessaire rupture avec le modèle actuel pour faire face aux crises financières.

Cependant que peut changer réellement l’union bancaire telle que présentée au Parlement européen ce 6 février, au-delà des grands effets d’annonce ?

Le texte envisage la création d’un (nouveau!) fonds européen qui servirait à renflouer les banques. Il est prévu que les banques participent au financement de ce fonds. Cependant la façon dont les banques seront contraintes de contribuer à ce fonds n’est pour l’instant pas claire. Il est en revanche évident que la participation des banques sera insuffisante, et que l’argent public sera mis à contribution. Et il ne le sera pas sur une base européenne, l’Allemagne ayant refusée une vraie coopération par peur d’une mutualisation des dettes déguisée. Des fonds nationaux financés par les États seront pour l’instant mis en place.

Cette législation vidée de toute ambition demande aux banques de contribuer à leur propre sauvetage (renflouement interne) sur une base contractuelle. C’est une bien faible contrepartie qui leur ai demandée. Aucune nationalisation ou action d’intérêt public n’est envisagée en échange du sauvetage des banques et aucune remise en cause de la dépendance des États aux marchés financiers n’est faite.

Pire la banque centrale européenne, institution anti-démocratique s’il en est une, est mise au centre du dispositif. En ce sens l’union bancaire, telle que définie par l’orthodoxie libérale allemande est presque un projet européen d’organisation de la soumission aux marchés financiers.

La nécessité d’une union bancaire européenne publique a émergé, nous avons maintenant besoin d’une autre politique monétaire pour la diriger.

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Le poing levé et la main tendue

Posté par pcfmaubeuge le 26 décembre 2013

Pierre Laurent – Le blog
24 déc 2013

Le poing levé et la main tendue

Avec les fêtes, que je souhaite à tous les plus joyeuses et les plus solidaires possibles, vient pour moi le temps de prendre quelques jours de congés et l’opportunité de bénéficier d’un peu de recul sur ce premier trimestre vécu une nouvelle fois à cent à l’heure. Le combat est rude, mais la dernière période a été riche. La marche du 1er décembre avec tout le Front de gauche rassemblé contre la hausse de la TVA et pour la justice fiscale, l’émouvant hommage rendu à Nelson Mandela le 9 décembre au siège du Parti place du colonel Fabien, le congrès du PGE à Madrid du 13 au 15 décembre, et pour finir cette belle victoire des cinq de Roanne contre l’arbitraire qui les poursuivait depuis 2010.

mandela

Victoire pour les 5 de Roanne

Je pense d’abord à eux, mes amis et camarades les cinq de Roanne. Ils vont passer les fêtes, heureux et en famille, libérés du terrible poids qui pesait injustement sur leurs épaules. Trois ans traités comme des criminels, eux des syndicalistes CGT qui n’avait qu’un but, défendre la retraite à 60 ans pour toutes et tous, et qui jamais n’avaient pensé être traînés devant un tribunal.
Enfin, ils viennent d’obtenir leur relaxe. Quelle belle victoire ! Tant de mois de combat, de résistance face à l’injustice. Quel courage il a fallu à ces militants syndicaux pour ne jamais rien lâcher. La lutte est dure, elle impacte tout, la vie professionnelle, mais aussi la vie personnelle. Sans le soutien de leurs camarades, sans la solidarité et la fraternité proportionnelle à la dureté de l’épreuve qu’ils ont traversée, ces cinq copains n’auraient sans doute jamais tenu le coup. En refusant de se soumettre à un prélèvement génétique pour être fichés au même titre que des délinquants ou des criminels, ils ont servi la cause de tous ceux qui refusent la criminalisation de l’action syndicale. Le verdict du tribunal est venu confirmé la justesse de leur combat. Celui qu’il nous faut à présent poursuivre pour qu’enfin le Parlement vote la loi d’amnistie pour les syndicalistes. Nous aussi, nous ne lâcherons pas.

Ces hommes là ne renoncent pas

La disparition de Nelson Mandela est déjà consacrée comme l’évènement de l’année 2013. L’hommage que nous lui avons rendu au siège du Parti communiste français a été un grand moment d’émotion. 2000 personnes s »étaient réunis place du Colonel Fabien pour saluer celui qui pendant des années avait été au cœur des campagnes de solidarité internationale du PCF et des jeunesses communistes. Que de souvenirs personnels qui remontaient pour moi à la surface en prononçant ce soir là mon discours! En présence des ambassadeurs d’Afrique du sud et de Palestine, nous avions décidé d’en faire un acte de solidarité d’actualité, pas une cérémonie le momifiant comme tant de belles paroles entendues ces jours là. Quelques jours plus tard, j’ai entendu lors de son enterrement les mots simples et puissants prononcés par son ami Ahmed Khatadra, son compagnon de bagne. Ahmed est aujourd’hui le président du comité de la campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti. Ces hommes là ne renoncent pas. C’est la leçon que nous retiendrons de Nelson Mandela. Et les notes jouées ce soir là sur le parvis de notre siège par le saxophoniste Manu Dibango sur l’air d’Asimbonanga de Johnny Clegg, je ne les oublierai jamais…

Le Parti de la Gauche Européenne (PGE) à Madrid : un congrès de la fraternité…

Quelques jours plus tard, je m’envolais pour le congrès du PGE à Madrid. Les médias ont beaucoup évoqué ce congrès sur le ton de la polémique mais finalement rien dit de l’importance de ce qui s’y est passé. Imaginez, une trentaine de partis progressistes venus de toute l’Europe, qui se retrouve pendant 3 jours pour débattre de la crise en Europe, des solutions à y apporter, des futures élections au Parlement européen, et du renforcement du PGE. Ce congrès avait lieu dans un hôtel près de l’aéroport, un peu coupé du monde, dans un bâtiment à la déco un peu kitch, mais très pratique. Entre les discussions en plénière, les commissions, les rencontres bilatérales avec les autres organisations, puis les réunions de la direction du PGE, le rythme a été soutenu.

Que retenir de ce congrès ? D’abord, une ambiance. Celle de la fraternité qui unit désormais les partis du PGE, et d’abord ses premiers dirigeants: Alexis Tsipras, Maité Mola dont je vous ai déjà parlé dans ce blog, Marisa Matias, mon camarade espagnol Cayo Lara, Bernd Riexinger de Die Linke.. et tant d’autres. J’ai ressenti tout au long de ce congrès une envie commune de faire avancer le PGE et notre combat pour refonder l’Europe. En disant cela, je ne lance pas des paroles en l’air, je vous parle de ce que j’ai sincèrement ressenti tout au long de ce week-end. Ressort de ce congrès une réelle volonté de faire ensemble, d’agir en commun. Nous avons tous conscience que c’est unis que nous gagnerons, au delà de nos différences, de nos traditions politiques. Nous avons un objectif : refonder l’Europe face aux tenants du libéralisme et à la technocratie bruxelloise.

Nous sommes allés rendre hommage aux Brigades internationales dans un cimetière de la banlieue madrilène. Sous un ciel bleu et un soleil d’hiver, l’émotion était forte. C’est la gorge nouée que Cayo Lara a conclu son discours en citant la Passionaria, avant que nous entamions en choeur sous la protection bienveillante du drapeau de la République espagnole une Internationale dans toutes les langues….cette même Internationale en franco-portugnol-greco-allemand entonnée à l’unisson dimanche à la fin de notre congrès. Tout un symbole.

Une chose est sûre ce congrès n’a rien eu d’ordinaire. D’abord parce qu’il s’est déroulé dans le contexte de crise que nous connaissons tous. Nous le savions, vu les conséquences des politiques d’austérité et les développements de la crise ; et face à la montée de la colère populaire dans nos pays, il fallait prendre des initiatives ambitieuses. Nous l’avons fait, et le sommet européen sur la dette que nous tiendrons au printemps à Bruxelles avant les élections européennes entamera pour nous une année sous le signe de la mobilisation. Nous serons dés le 4 avril aux côtés de la manifestation européenne décidée par la CES.

Ensuite parce que l’affluence de représentants de forces des quatre coins du monde et de mouvements, de partis et de syndicats européens – dont le Vice-Président de Bolivie et la Secrétaire générale de la Confédération européenne des syndicats – ont révélé l’aura nouvelle de notre jeune parti qui fêtera ses 10 ans d’existence en mai 2014.

Enfin parce que nous nous engageons dans une bataille inédite, dans une campagne européenne ambitieuse avec la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la Commission européenne. Un vrai challenge qui dit notre ambition pour cette bataille.

Je suis très content de cette décision. Non pas parce que je pense que nous allons ainsi aider à la démocratisation de l’UE. Tout le monde sait bien qu’il s’agit d’un artefact, d’une manœuvre du PSE et du PPE qui essayent de se refaire une virginité alors qu’ils font preuve d’un autoritarisme insupportable avec la Troïka pour appliquer l’austérité. Notre objectif est clair: leur disputer le monopole de la scène publique, donner aux peuples en lutte un porte parole efficace, capable de faire voler en éclat leurs arguments et de démontrer qu’une alternative de progrès existe. D’ailleurs, dès son élection, le premier ministre grec Samaras s’est empressé de lancer les premières attaques contre Alexis. Cela témoigne de l’enjeu que représente sa candidature, dans son pays mais aussi à l’échelle de l’Europe. Nous devrons être unis dans cette campagne. Je sais qu’Alexis incarnera avec talents nos valeurs et nos objectifs. En plus de la puissante valeur symbolique de sa candidature, il a toutes les qualités et la notoriété pour cette aventure. J’y prendrai bien sûr ma part. Nous allons travailler un calendrier commun de déplacements et des idées pour booster cette campagne. Nous sommes déjà au travail.

…Un congrès de l’unité

Ce congrès a été celui de l’unité. Nos orientations politiques et stratégiques sont le fruit d’un processus inédit de consultation, de débat, de formulation, d’aller-retours entre le PGE et les militants de ses partis membres qui a duré un an. Une éthique et un travail démocratique, qui prend du temps mais qui en vaut la peine, tant nous nous sommes enrichis les uns les autres. C’est un travail nécessaire dans un « parti de partis » dont les origines sont si diverses. Et le résultat est là : les orientations politiques ont été adoptées à 93 %, les axes programmatiques à 86 %, la candidature d’Alexis Tsipras à 84 % et j’ai été réélu président à 78 % avec comme vice-présidents Maite Mola, Marisa Matias, Margarita Mileva et AlexisTsipras, eux aussi plébiscités par les congressistes. Voilà une assise de poids pour relever les défis qui sont devant nous. Et je pense que nous ne serons pas seuls car le PGE devient de plus en plus attractif et la candidature d’Alexis Tsipras peut rassembler bien au delà de notre parti. Le Président du Vänsterpartiet, le Parti de la gauche suédoise, Jonas Sjöstedt, par exemple, lui a apporté un soutien clair dans son intervention au congrès.

Le PGE est donc à l’offensive. Comme je le disais dans un billet précédent, l’Europe va entendre parler de nous.

La campagne du Front de gauche pour les européennes doit etre belle et dynamique

Autant dire ma perplexité, au moment où nous lançons cette bataille d’ampleur et où le mouvement européen d’unification des forces de gauche se développe avec succès, d’apprendre par communiqué de presse la décision du Parti de gauche de suspendre sa participation au PGE jusqu’aux municipales. C’est une décision incompréhensible pour nos camarades européens. Que viennent faire les municipales françaises dans ce débat? Le PGE n’est pas un parti-centre, chargé d’orienter les choix des partis nationaux. C’est un espace de coopérations librement consenties. Par ailleurs, je ne crois sincèrement pas que l’autonomie du PCF à l’égard des choix néo-libéraux de la social-démocratie européenne ne fasse de doute pour quiconque au sein du PGE. L’histoire du PCF dans la création de la GUE avec Francis Wurtz et du PGE témoignent pour lui. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme président du PGE pour convaincre mes amis du PG de revenir sur cette décision.

Ce qui me préoccupe au premier chef à l’heure qu’il est, c’est que cette décision n’entrave pas la mise en route de la campagne européenne du Front de gauche en France. Elle est maintenant urgente et doit intervenir dès le début de l’année 2014, d’autant que la décision de candidature d’Alexis Tsipras nous rassemble tous et que les discussions de la coordination nationale et du conseil national du Front de gauche en décembre ont confirmé nos convergences sur le fond des objectifs.

Je sais que des inquiétudes s’expriment quant à l’avenir du Front de gauche. Je pense pour ma part que les belles batailles qui s’annoncent avec les municipales en lèveront une bonne part, car sur le terrain la voie du rassemblement l’emporte le plus souvent. Les élections européennes seront en tout cas décisives et le Front de gauche, j’en suis plus convaincu que jamais, peut y réaliser de très bons résultats. Il ne faut surtout pas passer à côté des élections européennes. Le Front de gauche est né de cette lutte. Il est le fruit d’un processus d’unification qui a débuté en 2005 avec notre campagne contre le Traité constitutionnel européen. Les citoyens français doivent pouvoir s’appuyer sur un Front de gauche uni, dynamique et qui gagne des députés pour le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen.

Voilà à quoi nous allons donc consacrer tous nos efforts dès les premiers jours de janvier. Mettre en route une belle et dynamique campagne du Front de gauche pour mettre la gauche anti-austérité en tête de ces élections le 25 mai prochain.

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Premier vote sur le quatrième paquet ferroviaire au Parlement européen…

Posté par pcfmaubeuge le 20 décembre 2013

Premier vote sur le quatrième paquet ferroviaire au Parlement européen :

la mobilisation ne fait que commencer !

Premier vote sur le quatrième paquet ferroviaire au Parlement européen... dans EUROPEENNE 1988640016_dcc3610856thumb150x150Communiqué de presse 17/12/2013 Jacky Hénin député européen PCF – Front de Gauche 

La commission transport du Parlement européen vient de donner son avis sur les six rapports composant le quatrième paquet ferroviaire. Ces rapports qui visent à achever la libéralisation du rail, ont obtenu un large soutien, au-delà de la majorité de droite.

Les deux rapports composant le volet politique du quatrième paquet, le rapport de Mathieu Grosch sur l’ouverture du marché et le rapport de Saïd El Khadraoui sur la gouvernance de l’infrastructure ferroviaire ont été adoptés avec respectivement 28 voix pour et 8 contre, et 28 voix  pour et 11 voix contre. Aucun des nombreux amendements que nous avions déposés pour reconnaitre les droits des travailleurs du rail ou les droits des collectivités à décider de leur politique de transport n’ont été adoptés.

Les premiers paquets ferroviaires ont seulement mené à des hausses des prix pour les passagers et une détérioration des conditions de travail pour les salariés. Malgré ces échecs certains veulent répéter les mêmes erreurs avec ce nouveau paquet, dont la logique est de continuer à servir exclusivement les intérêts des entreprises ferroviaires.

Avec mes collègues de la GUE-NGL, nous avons tenu à affirmer officiellement notre opposition en déposant une opinion minoritaire. Cet avis sera annexé au rapport officiel pour affirmer notre refus de cette nouvelle étape de la libéralisation.

Ce vote ne sonne pas la fin du rail mais le début de la mobilisation. La Commission européenne veut terminer le travail avant les élections européennes; ne la laissons pas s’en tirer à si bon compte ! Le train est le moyen de transport le plus sûr et le plus écologique, faisons de la préservation d’un service public du rail accessible à tous l’un des sujets phares des élections européennes de 2014.

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Pour une véritable justice fiscale, marchons, le 1er décembre

Posté par pcfmaubeuge le 25 novembre 2013

Pour une véritable justice fiscale, marchons, le 1er décembre dans ECONOMIE - FISCALITE 1er-decembre-2013-300x127Pour une véritable justice fiscale

Marchons, le 1er décembre

Alors que François Hollande avait promis une réforme de la fiscalité pour plus de justice, c’est plus que jamaistout le contraire. En 2013, le nombre de foyers fiscaux a augmenté de 10 %, mettant à contribution 1,8 millions de foyers souvent modestes jusque-là épargnés. Dès janvier 2014, l’augmentation de la TVA décidée par le gouvernement va opérer une ponction de 7 milliards supplémentaires sur les ménages. Tout ça pour financer les exonérations fiscales nouvelles de 20 milliards d’euros que le Medef a exigé et obtenu du gouvernement. Ça suffit ! Pour le Front de gauche, l’impôt est un levier décisif au service de l’efficacité économique et sociale, à la condition qu’il soit juste. Les ménages moyens et modestes ne veulent plus payer les passe-droits et ruses fiscales des grands patrons et des grandes entreprises. Le 1er décembre, retrouvons-nous pour une grande marche pour  une révolution fiscale !

Pendant qu’on nous amuse avec la fameuse taxe à 75% qui ne rapportera au final que 200 millions d’euros, c’est une énorme ponction qui est opérée sur le reste de la société. En cumulant les recettes fiscales nouvelles des lois de finance 2012 (loi de finance rectificative) et 2013, on atteint 55 milliards de hausse d’impôts, qui pèsent d’abord sur les ménages !

En juillet dernier, le taux de TVA sur les services à la personne est passé de 7% à 19,6%. Au 1er janvier 2014, la TVA à taux normal sera majorée de 19.6% à 20% et celle à taux réduit de 7% à 10%. A cela s’ajoute, la suppression pour deux millions de personnes seules ayant élevé un enfant d’une demi-part, un nouveau rabotage du quotient familial, la suppression de la réduction d’impôt pour enfants scolarisés dans le secondaire et dans le supérieur, l’augmentation des cotisations sociales et l’alourdissement du poids de la fiscalité locale.

Les ménages ponctionnéschiffres-cles dans NATIONALE
pour garantir les profits

Ce prélèvement énorme sur les revenus des ménages est injuste et catastrophique. D’abord parce que c’est autant d’argent qui vient en réduction du pouvoir d’achat et qui alimente la récession. Cette ponction a deux finalités principales : réduire la dette publique, c’est à dire rembourser les banques, et compenser les nouvelles exonérations fiscales votées pour les entreprises.

Taxons le capital

Le problème ce n’est pas l’impôt. Il est utile s’il finance des services publics et s’il est justement réparti. C’est pourquoi il faut une véritable réforme de la fiscalité : avec un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevés, un impôt sur les entreprises modulé en fonction de leurs performances sociale et environnementale, un impôt sur la fortune rehaussé, un impôt territorial (TP) assis sur le capital des entreprises, le plafonnement de la taxe d’habitation et le recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TICPE soit actuellement 60% des recettes fiscales).

Le 1er décembre à Paris,
marchons pour Révolution fiscale !

Une telle réforme est possible, c’est une question de volonté politique. Le 1er décembre prochain, marchons ensemble pour une révolution fiscale, pour la taxation du capital et l’annulation de la hausse de la TVA !

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Retraites – Lettre aux député-e-s : dites non à cette réforme des retraites

Posté par pcfmaubeuge le 17 novembre 2013

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Lettre aux député-e-s

dites non à cette réforme anti retraites :

non à la retraite à 66 ans et aux 43 annuités,

non aux 2,7 milliards pris sur les petites retraites !

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Le 15 octobre, vous avez été parmi les 47 députés de gauche à s’abstenir lors du premier passage à l’Assemblée nationale de la réforme du système de retraites. Grâce à votre vote, et aux votes contre de vos collègues du Front de Gauche, la réforme n’a pas obtenu la majorité absolue.

Depuis, le Sénat s’est unanimement opposé à cette réforme. Lorsqu’elle reviendra à l’Assemblée, vous aurez donc le pouvoir de la mettre en échec pour de bon. C’est dire si votre vote sera d’importance. Nous savons en effet que sur le fond votre abstention signifie un désaccord avec cette réforme.

Nous n’avons donc pas besoin dans cette lettre de vous dire à quel point cette réforme constituera une régression sociale.

Nous reviendrons cependant sur quelques points que ceux de vos collègues socialistes qui ont voté favorablement seraient bien avisés de se rappeler également avant leur vote. Il n’est pas interdit de changer d’avis surtout quand la cause est juste et correspond aux valeurs de la gauche.

Si cette réforme passe, elle entérine du coup la réforme Fillon qui mettait fin à la retraite à 60 ans. Or, si Nicolas Sarkozy a décidé de faire voter cette réforme coûte que coûte malgré une mobilisation populaire inédite, nous ne doutons pas que cela a contribué à sa défaite et donc à l’élection de François Hollande et de nombre de députés de gauche. Voter cette loi, c’est donc en quelque sorte donner une victoire a posteriori à Nicolas Sarkozy et causer une nouvelle défaite à la majorité qui s’est exprimée le 6 mai 2012.

Si cette réforme passe, vous feriez partie de la première majorité gouvernementale à faire reculer l’âge de la retraite. Une triste première. S’il fallait se convaincre que l’allongement de la durée de cotisation vaut en effet recul effectif de l’âge de départ à la retraite, il suffit de se reporter aux écrits de François Hollande lui-même. Dans le document qui retrace la «stratégie de politique économique de la France» envoyé le 1er octobre à Bruxelles, le président de la République reconnaît en effet que l’âge de départ à la retraite va faire un bond suite à l’allongement à 43 annuités de la durée de cotisation en 2035 : « A terme, un assuré qui débute sa carrière à 23 ans (c’est la moyenne en France) ne pourra partir à la retraite au taux plein qu’à partir de 66 ans. Ainsi, l’âge légal de départ est maintenu à 62 ans, mais l’âge effectif de départ à la retraite, qui constitue le critère déterminant au regard de la soutenabilité des finances publiques, devrait augmenter mécaniquement » écrit-il. Il est vrai qu’il convient de rassurer la Commission européenne qui avait fait de ce recul une des conditions pour assouplir pendant deux ans la règle d’or budgétaire. Mais au moins chacun, à commencer par vous, est ainsi prévenu de l‘objectif réel de cette réforme.

Enfin, si cette réforme passe, votre majorité gouvernementale aura, comme celle qui a permis les réformes Balladur puis Fillon, contribué à augmenter le chômage, à aggraver les conditions de vie et de santé des travailleurs, à baisser le pouvoir d’achat des retraités sans assurer la sauvegarde de notre système puisqu’elle refuse de toucher au coût du capital et à la politique d’austérité largement à l’origine des déficits des comptes sociaux. Elle aura également contribué à pénaliser plus lourdement les femmes, alors que les inégalités de pension entre les sexes sont déjà très importantes et que le gouvernement affirmait vouloir les réduire. En effet, tout allongement de la durée de cotisation a des effets disproportionnés sur les femmes et entraine une baisse plus forte du montant de leur pension, comme le reconnaît la Commission européenne elle-même dans un rapport récent sur les inégalités de pension entre les sexes.

Monsieur le Député, Madame la Députée, le gouvernement que vous appuyez recule beaucoup depuis quelques mois : devant les « pigeons », les lobbies agro-industriels en Bretagne, le Medef. Il ne serait pas déshonorant, au contraire, de tenir compte de ceux et celles qui lui ont permis d’être là et aussi les milliers de salariés-es, retraités-es, qui se sont mobilisés à l’appel d’organisations syndicales pour que l’ensemble des salariés-es ne subisse pas cette nouvelle contre réforme. Non seulement c’est à eux que vous devez votre mandat mais c’est aussi les revendications de ceux et celles qui luttent que vous devez entendre. Elles épousent l’intérêt général bien plus sûrement que la politique libérale malheureusement toujours en cours. C’est pourquoi nous vous demandons d’envoyer un signal fort en allant jusqu’au bout de vos idées.

Transformez votre abstention en vote contre et cette réforme ne passera pas. Cela vous permettra non seulement d’être fidèle aux aspirations majoritaires de nos concitoyens en mai et juin 2012, mais aussi de produire un électrochoc qui ne pourra être qu’utile pour la gauche et l’engager, qui sait, sur d’autres chemins que celui qui conduit, si l’on ne fait rien, à des défaites à venir.

Monsieur le Député, Madame la Députée, votre vote sera à bien des égards décisif. Il est temps de dire non. Nous espérons vous avoir convaincu.

Eric Coquerel (PG), Annick Coupé (Solidaires), Isabelle de Almeida (PCF), Guillaume Floris (GA), Pierre Khalfa (Copernic), Alain Lipietz (EE-LV), Gérard Filoche (PS) Christiane Marty (Attac) sont membres du Collectif unitaire Retraites 2013.

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